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Ploërmel

Circuit historique seconde guerre mondiale

Pendant l’Occupation, l’école La Mennais est transformée en caserne allemande.
Dans le cadre de la mission Cokle, deux agents de la France libre, le lieutenant Guy Lenfant et le sergent radio André Rapin, sont parachutés près de l’étang au Duc, dans la nuit du 21 au 22 décembre 1942. Ils prennent contact avec la Résistance à Ploërmel. Durant le premier semestre 1943, ils organisent la réception de plusieurs parachutages d’armes et d’explosifs qui sont cachés dans des fermes de confiance à Ploërmel, Loyat, Taupont et Campénéac. Les deux parachutistes repartent en Angleterre par un petit avion, venu les récupérer le 15 juillet 1943, emportant avec eux le plan des défenses allemandes dans le Morbihan, remis par le chef des gendarmes du département, le commandant Maurice Guillaudot, résistant.
La ville est bombardée par l’aviation américaine le 12 juin 1944. Si une partie des bombes tombe dans des zones inhabitées, du côté de l’étang, une grande partie tombe sur la zone habitée de Ploërmel : le bombardement fit 31 morts et 125 blessés et pas moins de 490 habitations sont détruites ou endommagées. La gare, qui était l’objectif visé pour retarder l’envoi de renforts allemands vers le front de Normandie, ne subit que peu de dommages. Les militaires allemands quittent la ville les 4 et 5 août 1944 en direction de Vannes. Ploërmel fête sa libération le dimanche 6 août, lorsque des véhicules américains, arrivant de Guer, traversent la ville en direction de Vannes et de Lorient. Le docteur Louis Guillois, maire, reçoit une délégation de soldats américains devant la mairie, en présence de Ploërmelais qui se rendent à la messe.
Un certain nombre de Ploërmelais a participé à la Résistance intérieure française. Les résistants Henri Calindre (dit Mystringue), 37 ans, Louis Chérel, 24 ans, Lionel Dorléans, 20 ans et Paul Hervy, 18 ans, ont été fusillés le 30 juin 1944 à La Maltière sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes (35). Leur nom a été attribué à des rues de la ville. Julien Quatreville, 18 ans, Pierre Sassier 23 ans, ont été fusillés le 14 juin 1944 à Ploërmel, un monument porte leur nom, Gustave Le Meur, 18 ans, fusillé le 20 juin 1944 à Ploërmel, un monument et une rue porte son nom. André Leblay, une rue porte aussi son nom. René Dejean, parachutiste de la France libre ayant combattu en Libye en 1942, parachuté en Bretagne le 10 juin 1944, blessé et fait prisonnier près de Plumelec, fut fusillé par les Allemands le 24 juin 1944, une rue porte son nom près de la rue du Val où il avait grandi. Ange Mounier, 39 ans, transporteur à Ploërmel, fut tué au combat le 4 août 1944 près du village de Lézonnet à Loyat, son nom figure sur un monument sur la route de Ploërmel à Loyat. D’autres furent déportés, Robert Turpin, 33 ans, est mort en déportation, une rue porte son nom.
Le commandant de la gendarmerie, le lieutenant Théophile Guillo, également chef de la Résistance à Ploërmel, fut arrêté, torturé et déporté, comme son fils Joseph, le 31 mars 1944. Revenu de déportation, il sera décoré de la Légion d’honneur par le général de Gaulle, en 1947. Joseph, 21 ans, est mort en déportation le 3 mai 1945, son nom figure sur le monument de la Résistance, place d’Armes.
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