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Pontivy

Circuit historique seconde guerre mondiale

Pontivy :
« Le 18 juin 1940, il était 19 h quand les Allemands sont entrés dans Pontivy, qui avait été déclarée ville ouverte », se souvient Jacques Bruhat, alors âgé de 17 ans (il est né le 24 août 1923). Avec son père, il se rend sur la Plaine voir les troupes allemandes.
Très vite, les Allemands s’installent à Pontivy. Et prennent leurs quartiers dans plusieurs bâtiments de la ville.
La mairie devient le siège de la kommandantur.
Le Grand Hôtel (bâtiment à l’angle de l’avenue Napoléon Ier et de la rue Nationale, là où se trouve, entre autres, le restaurant le Cul-de-poule) sert de soldatenheim (foyer du soldat). Idem pour le bâtiment situé en face, où se tient aujourd’hui le petit Intermarché.
Au 71 de la rue Nationale, se tenait un bureau de la Gestapo. « Les premiers interrogatoires avaient lieu là. On torturait aussi au premier étage, où se trouvait une baignoire… Ensuite, les prisonniers étaient expédiés à l’Ecole supérieure de jeunes filles. » Le père de Jacques Bruhat a été torturé au 71 rue Nationale.
L’Ecole supérieure de jeunes filles (aujourd’hui collège Charles-Langlais) a été le siège de la Gestapo et des miliciens français. De nombreux résistants y sont torturés et emprisonnés. Certains sont morts sous les coups ou fusillés. « Sous l’allée centrale, il y a encore entre 20 et 30 corps », affirme Jacques Bruhat.
En janvier 1943, le quartier général du XXVe corps d’armée allemand, seul état-major de corps d’armée à demeurer en France après le déclenchement des opérations militaires à l’Est, prend possession de l’institution Saint-Ivy. Pontivy devient ainsi le plus important centre de commandement des troupes allemandes stationnées en Bretagne. « Il y avait des chars là-bas… ». Son commandant, le général Wilhelm Fahrmbacher et certains de ses officiers sont logés au château de Talhouët, route de Malguénac. Les Allemands installent plusieurs batteries de DCA sur la butte de Kerjalotte et du côté de Pigeon-Blanc.
En quittant Pontivy, le 3 août 1944, les Allemands ont incendié quelques-uns des bâtiments qu’ils avaient occupés.
Le 3 août 1944, marque le début de la débandade des troupes allemandes à Pontivy. Le général Fahrmbacher, commandant du 25e corps d’armée, lance, ce jour-là, l’ordre de repli. Durant toute la journée de jeudi, les habitants de la ville observent, soulagés, un exode massif des troupes d’occupation en auto, à vélo ou même à pied
Vers 14 h, une fumée âcre se dégage de plusieurs dépôts au lycée à Saint-Ivy, à Kervenoaël ou encore sur le boulevard Alsace-Lorraine. Les soldats allemands mettent systématiquement le feu aux bâtiments qu’ils avaient réquisitionnés. Pour calmer la population locale, Joseph Calvé, qui officie temporairement comme maire, en l’absence d’Eugène Frotté, fait publier un avis invitant la population à « ne pas circuler dans les rues et à éviter tout attroupement ». Pendant que les combats font toujours rage dans les environs, la section Cobigo de la 23e compagnie des 4e FFI (Forces françaises de l’intérieur) parvient à faire évader sept prisonniers de guerre africains du camp situé à Pontivy. Le lendemain, le vendredi 4 août, vers 3 h du matin, des soldats allemands pénètrent dans l’école supérieure de jeunes filles dont ils se servaient comme prison.

L’ancienne prison en flammes

Ils ouvrent les portes des cellules et mettent le feu au bâtiment. Huit personnes, dont trois jeunes femmes, qui avaient été arrêtées le 27 juillet près de Guerlogoden, parviennent à s’enfuir et se réfugient rue de la Cendre. Malheureusement un parachutiste américain, resté enchaîné dans sa cellule, périt dans les flammes… À 4 h, des charges explosives détruisent le pont de l’hôpital et la poudrière de Kerjalotte. Le central téléphonique de Saint-Ivy est aussi touché, tandis que la caserne est ravagée par les flammes.

Deux héros locaux

Dans le tumulte, le lieutenant des sapeurs-pompiers Allias parvient malgré tout à faire renoncer l’officier charger de brûler le lycée. Une autre héroïne, mère Saint-Yves-Marie, prend, elle, l’initiative de couper les fils qui commandent l’explosion de mines à l’école du Château. À 8 h, les 200 soldats allemands restants et une dizaine de pièces antichars quittent enfin Pontivy, ne laissant qu’une arrière-garde sur la route du Sourn et à Bolumet. Aux alentours de midi, la 3e compagnie des 2e FTP (Francs-tireurs et partisans) pénètre dans Stival. Un peu plus tard, c’est un groupe de reconnaissance de la 3e compagnie des FTP qui atteint le quartier Clisson. Les francs-tireurs en profitent pour faire quinze prisonniers.

L’arrivée des Américains

Vers 14 h 15, les habitants sont surpris par le bruit d’une mitrailleuse qui ouvre le feu aux abords du Pont-Neuf dans l’axe de la rue Nationale. Puis vers 15 h, quatre avions filent dans le ciel de Pontivy et mitraillent les positions allemandes sur la route du Sourn. Entre 16 h 30 et 17 h, la 18e compagnie des 4e FFI et la 3e compagnie des 2e FTP pénètrent dans la ville. Elles sont suivies peu de temps après par les deux premières voitures américaines de la 6e DB (division blindée) qui arrivent de la route de Noyal-Pontivy. Dès 18 h 30 et durant cinq heures, les Pontivyens voient défiler des chars américains qui partent ensuite en direction de Brest. Pontivy est enfin libre ! 

Noyal-Pontivy : Stèle U.S.A.A.F., en hommage au Lt Charles H. KERN, pilote du chasseur P-47 tombé le 2 août 1944.
Ce jour-là le Lieutenant KERN a décollé d’un aérodrome de campagne à St Laurente sur Mer en Normandie, où est installé son unité, près d’Utah Beach, pour harceler l’ennemi au-dessus de la Bretagne.
Arrivé au-dessus de Pontivy le Lieutenant KERN repère un convoi allemand qui quitte la ville. Alors qu’il bombarde cette colonne de véhicule, le moteur de son avion est touché par des éclats de sa propre bombe touche, le pilote perd le contrôle de son avion qui s’écrase dans ce champ à 18h30. L’avion s’enflamme et le corps du Lieutenant KERN sera retrouvé carbonisé. Les allemands le font enterrer dans un talus à proximité par un habitant. Il était marié et avait 24 ans.
Trois semaines plus tard les troupes américaines libèrent le département, le corps du Lieutenant KERN est inhumé dans un cimetière militaire américain puis transféré aux USA.
Une stèle est érigée en juillet 2017 en présence d’un représentant de l’ambassade des Etats-Unis.
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