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Hennebont

Circuit historique seconde guerre mondiale

Sous l’Occupation, la résistance à Hennebont s’organise comme partout ailleurs en France. Elle prend différentes formes : renseignement, sabotage. Les actes de sabotage en 1944 à Hennebont consistent en l’attaque de la voiture de paie de la Kriegsmarine le 24 mars, des coupures de lignes électriques et téléphoniques, des déraillements les 15 juin, 2 juillet et 13 juillet. Pour chaque acte de sabotage, les Allemands réprimaient durement la population.
Le 7 août 1944 marquera l’histoire d’Hennebont. Le 7 août au matin, résistants et américains font leur entrée dans la ville. La population laisse exploser sa joie mais sa liesse sera de courte durée. Les troupes allemandes repliées sur la rive opposée du Blavet, à Saint-Caradec, n’entendent pas perdre la partie aussi facilement. Ils font faire sauter les ponts, bloquant ainsi la progression des alliés.
L’offensive allemande se poursuit. Une pluie de bombes incendiaires, tirées depuis Groix et Lorient, s’abat sur la ville. Les américains amorcent un repli vers Lochrist où les ponts sont restés intacts. L’artillerie allemande continue ses tirs, réduisant peu à peu la ville à des amas de ruines. Des incendies se déclarent poursuivant inexorablement la destruction de celle-ci.
En fin de journée les secours s’organisent du mieux qu’ils peuvent. La population est évacuée par cars avec l’aide des résistants. Bilan : 43 personnes tuées dans les bombardements, 180 blessés et une ville en feu. La ville est détruite au 2/3. Les quartiers les plus anciens sont très touchés. Une grande partie du patrimoine est irrémédiablement perdue : les superbes demeures du xvie siècle et du xviie siècle de la ville close ont disparu. Les tours Broerec’h ont vu leurs toits détruits.
Il ne reste que les murs calcinés du musée. La basilique est heureusement préservée même si la flèche a été quelque peu malmenée. On estime à 857 le nombre d’habitations ou bâtiments industriels détruits totalement ou en partie. L’enfer n’est pas terminé pour autant. Le périple des derniers soldats ennemis va être ponctué de massacres en différents lieux de la rive droite.
Sous prétexte de chercher de dangereux « terroristes », ils s’en prennent à une population sans défense et vont commettre de véritables atrocités. Ainsi dans plusieurs abris de Saint-Caradec, l’ennemi lance des grenades à l’intérieur tuant ou blessant de nombreux civils innocents. Après la guerre vient naturellement l’ère de la reconstruction qui se poursuivra jusqu’au milieu des années soixante où des baraques de bois provisoires ont été installées pour reloger les habitants sinistrés.
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